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Affronte ce qui t’empêche d’avancer


Une décision importante est prise. Une prière reçoit une réponse. Une nouvelle étape commence. Nous retrouvons de l’espérance, nous nous engageons davantage avec Dieu et nous pensons parfois que le plus difficile est derrière nous.
Puis, soudainement, un nouveau combat apparaît.
Parce que ce qui se dresse devant toi n’est jamais plus grand que Celui qui marche avec toi

Quand le combat devient une invitation à dépendre davantage de Dieu


« Amalek vint combattre Israël à Rephidim. » — Exode 17:8

Il y a des saisons où tout semble enfin avancer.


Une décision importante est prise. Une prière reçoit une réponse. Une nouvelle étape commence. Nous retrouvons de l’espérance, nous nous engageons davantage avec Dieu et nous pensons parfois que le plus difficile est derrière nous.


Puis, soudainement, un nouveau combat apparaît.


Une ancienne tentation revient. Le découragement frappe à nouveau. Une opposition inattendue surgit. La fatigue s’installe et une question finit par traverser notre esprit : « Seigneur, si je suis vraiment dans Ta volonté, pourquoi dois-je encore me battre ? »


L’histoire du combat d’Israël contre Amalek, racontée dans Exode 17, nous apporte une réponse particulièrement actuelle.


Israël vient de sortir d’Égypte. Le peuple a vu la puissance de Dieu, traversé la mer Rouge et expérimenté Sa provision dans le désert. Pourtant, au milieu de son chemin vers la promesse, Amalek vient le combattre.


Cette histoire nous rappelle une vérité essentielle : marcher avec Dieu ne signifie pas vivre sans opposition.


La présence d’un combat ne signifie pas nécessairement que nous avons quitté le chemin de Dieu. Certaines batailles apparaissent justement alors que nous avançons.


La question n’est donc pas seulement : « Pourquoi ce combat ? »


Elle devient : « Comment vais-je le traverser avec Dieu ? »


Quand le combat revient après la victoire


Nous aimerions que chaque victoire soit définitive.


Après avoir franchi une étape, nous souhaiterions pouvoir déposer les armes et profiter enfin du chemin parcouru. Mais la vie spirituelle ressemble davantage à une marche qu’à une arrivée.


Israël avait été délivré d’Égypte, mais il devait encore apprendre à vivre comme un peuple libre.


Il en est de même pour nous.


Une victoire d’hier ne supprime pas nécessairement les combats de demain. Nous pouvons avoir connu une véritable délivrance et être encore confrontés à la tentation. Nous pouvons avoir pris une décision sincère pour Dieu et rencontrer ensuite de l’opposition. Nous pouvons sortir d’une saison difficile et découvrir qu’une nouvelle bataille nous attend.


Cela ne doit pas nous conduire au doute.


Dieu n’est pas moins présent dans la bataille qu’Il ne l’était dans la victoire.


La foi chrétienne ne consiste pas à croire que rien de difficile ne nous arrivera. Elle consiste à savoir avec qui nous traverserons ce qui nous arrive.


Comme le rappelle Ésaïe 43:2 : « Si tu traverses les eaux, je serai avec toi. »

Dieu ne promet pas toujours d’éviter les eaux. Il promet Sa présence lorsque nous les traversons.


Reconnaître ce qui cherche à nous arrêter


Dans le message qui a inspiré cette réflexion, Amalek devient également une image de ces réalités qui cherchent constamment à interrompre notre marche : le découragement, la peur, une tentation récurrente, une blessure non résolue, une opposition ou encore une saison difficile.


Nous avons tous, d’une certaine manière, quelque chose à affronter.


Et certaines batailles durent.


Elles reviennent avec suffisamment de régularité pour nous faire croire qu’elles feront toujours partie de notre histoire.


C’est ici qu’une décision spirituelle devient nécessaire : ce qui m’attaque ne doit pas devenir ce qui me définit.


Notre identité n’est pas notre combat.


Notre identité est en Christ.


Nous pouvons reconnaître honnêtement nos faiblesses sans leur donner le dernier mot sur notre existence.


Ne reste pas seul lorsque tu es fatigué


Un autre détail du récit biblique mérite notre attention.


Amalek avait une stratégie : attaquer les plus faibles.


Deutéronome 25:18 rappelle qu’il s’était attaqué à ceux qui étaient derrière, « fatigués et épuisés ». Cette observation occupait une place importante dans le message : la fatigue et l’isolement nous rendent particulièrement vulnérables.


Cela nous interpelle directement en tant qu’Église.


Combien de personnes autour de nous sourient le dimanche tout en menant intérieurement un combat dont personne ne connaît l’existence ?


Combien se sont progressivement éloignées sans que quelqu’un prenne le temps de demander : « Comment vas-tu vraiment ? »


Nous avons besoin de redécouvrir la puissance d’une Église qui veille.


Plus tard dans le récit, lorsque Moïse n’a plus la force de garder les mains levées, Aaron et Hur viennent à ses côtés. L’un soutient un bras, l’autre soutient l’autre.


Quelle image de l’Église !


Il y aura des jours où ma foi soutiendra mon frère. Et il y aura des jours où j’aurai besoin que mon frère soutienne mes bras.


Nous n’avons pas été appelés à impressionner les autres par notre force. Nous avons été appelés à porter les fardeaux les uns des autres.


Parfois, un message suffit.

Un appel.

Une visite.

Une prière.

Une présence silencieuse.


Nous ne saurons peut-être jamais à quel point une attention fraternelle peut empêcher quelqu’un d’abandonner.


Certaines victoires commencent à genoux


La scène d’Exode 17 présente ensuite deux lieux.


Dans la vallée, Josué combat.


Sur la colline, Moïse lève les mains vers Dieu.


Il y a donc le combat visible et, simultanément, la dépendance spirituelle.


Lorsque Moïse garde les mains levées, Israël prend l’avantage. Lorsqu’il les baisse, Amalek avance.

Ce tableau nous rappelle que certaines batailles ne peuvent pas être remportées uniquement par davantage d’efforts humains.


Nous avons besoin de stratégies. Nous avons besoin d’organisation. Nous avons besoin d’agir. Josué devait réellement descendre dans la vallée.


Mais nous avons aussi besoin de la montagne.


Nous avons besoin de retrouver le lieu secret.


La prière ne devrait pas être le numéro d’urgence que nous appelons lorsque toutes nos solutions ont échoué. Elle devrait être notre premier mouvement.


Avant de combattre dans la vallée, apprenons à monter sur la montagne.


Avant de répondre sous le coup de l’émotion, prions.


Avant de prendre certaines décisions, cherchons Dieu.


Avant d’abandonner, revenons dans Sa présence.


Zacharie 4:6 nous rappelle : « Ce n’est ni par la puissance ni par la force, mais c’est par mon Esprit, dit l’Éternel des armées. »


Qui porte ta bannière ?


À la fin de la bataille, Moïse construit un autel.


Il aurait pu célébrer Josué. Après tout, Josué venait de mener les hommes au combat.


Il aurait pu célébrer la stratégie militaire d’Israël.


Mais Moïse appelle cet autel :

« L’Éternel est ma bannière. »


Yahvé Nissi.


Il reconnaît publiquement la véritable origine de la victoire.


Voilà peut-être l’une des grandes questions que ce récit nous pose aujourd’hui :


Quelle bannière flotte au-dessus de nos combats ?


Notre compétence ?

Notre réputation ?

Nos moyens ?

Notre propre force ?

Ou l’Éternel ?


Une bannière indique à quelle armée nous appartenons. Elle rappelle aux combattants vers qui regarder lorsque la bataille devient confuse.


Pour l’Église, cette bannière porte un nom : Jésus-Christ.


Le combat est réel, mais Christ est vainqueur


Le message chrétien ne nie jamais la réalité de nos batailles.

Mais il refuse de leur donner la conclusion.


À la croix, ce qui ressemblait aux yeux des hommes à une défaite est devenu le lieu de la victoire de Christ.


Colossiens 2:15 affirme que Jésus a triomphé des puissances et des autorités par la croix. Et Romains 8:37 déclare que « nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés ».


Voilà pourquoi l’espérance chrétienne ne repose pas sur notre capacité à être suffisamment forts.


Elle repose sur une victoire déjà accomplie.


Ton combat est réel, mais ton Dieu est plus grand.


Tu peux être fatigué sans être abandonné.


Tu peux être attaqué sans être vaincu.


Tu peux avoir besoin des autres sans être faible dans la foi.


Tu peux ne pas encore voir l’issue tout en continuant à croire que Dieu est à l’œuvre.


Alors, qu’est-ce qui t’empêche encore d’avancer ?


Peut-être est-ce finalement la question à laquelle chacun de nous doit répondre.


Quel est le combat qui revient constamment dans ma vie ?


Dans quelle bataille suis-je en train de m’isoler alors que Dieu a placé des Aaron et des Hur autour de moi ?


Et quelle situation suis-je encore en train d’essayer de résoudre par mes propres forces alors que Dieu m’invite à revenir dans Sa présence ?


Affronter ce qui nous empêche d’avancer ne signifie pas devenir plus forts par nous-mêmes.


Cela signifie apprendre à combattre autrement.


Avec la Parole.

Avec la prière.

Avec nos frères et nos sœurs.

Et surtout, avec les yeux fixés sur Jésus.


Car Israël a combattu Amalek, mais c’est Dieu qui lui a donné la victoire. Josué était dans la vallée, Moïse sur la colline, Aaron et Hur soutenaient ses bras, mais la source de la victoire demeurait l’Éternel. 


Il en est encore ainsi aujourd’hui.


Alors, n’abandonne pas parce que le combat dure.


Ne t’isole pas parce que tu es fatigué.


Ne laisse pas le doute interpréter le silence de Dieu.


Et surtout, ne regarde pas uniquement à ce qui cherche à t’arrêter. Regarde à Celui qui marche avec toi.


Lève les yeux.


Rapproche-toi de tes frères et sœurs.


Retourne dans la présence de Dieu.


Et continue d’avancer.


Parce que ce qui se dresse devant toi n’est jamais plus grand que Celui qui marche avec toi.

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